De la « blogitude » : l'existentialisme est un humanisme fait de « blogs » (what the... ?)

De la déstructuration des idées concernant la critique de cet outil médiatique,

Pourquoi un blog ? ou plus précisément un " basique et vulgaire récit de vie on ligne sans aucune qualité d'écriture ou un "journal interactif". Parce que c'est la résultante du besoin de se faire (re)connaitre au nom de la liberté de se disposer de soi-même qui est propre à nos sociétés dites postmodernes. Une société en perte nous dit-on de repères, de valeurs morales nous incitant à en construire de notre plein gré ce qui subséquemment peut mener à des conflits de principes intergénérationnelles ou multiculturels. Malgré cela nous avons besoin de combler les effets pervers d'une trop grande liberté donnée à chacun qui nous livre à nous même pour le pire ou le meilleur. Des hommes se sont battus auparavant pour nous donner ces droits, remercions-les tout de même sans leur incomber les conséquences perverses de leurs actes.

Nous suivons affablement l'évolution technologique de notre société puisqu'elle se dit à notre service. Alors on s'adapte car finalement on est obligé que ce soit socialement ou pour des besoin professionnelle. Toujours dans un besoin de consommation permanente, le système nous rend esclave de la consommation sans même plus nous donner le moyen de trouver un sens à nos désirs matérialistes, toujours plus, jamais satisfait mais quand s'arrêtera la course à la consommation pour satisfaire notre petit ego et être dans l' « ère du temps ». Il faut s'adapter à notre société technocratique oui, je s'en suis bien conscient mais à quel prix ! Ou sont nos vraies valeurs, a-t-on notre désir d'aimer et de se faire aimer passe-t-il essentiellement par la socialisation et le paraître de notre réussite sociale et consumériste au risque de payer le prix de notre aliénation au travail ?
Faut-il devenir des serviteurs obéissants pour assouvir nos besoins d'aimer et de se faire aimer, cela passe-il, nécessairement par le confort financier ? N'y –a-t-il pas d'autre alternatives que le travail pour assurer l'éducation et la socialisation de nos enfants parmi leurs pairs à l'école qui peut-être un lieu d'exclusion sociale si le cycle infernal du besoin d'avoir toujours plus nous transcende ? Personnellement je ne vois pas encore d'autres alternatives au travail dans notre société occidentale actuelle, toujours besoin d'être en compétition au risque de perdre sa place et de se retrouver en marge de notre système et d'ainsi devenir le mouton noir du troupeau dépendant du berger de la consommation.

Pour parfaire et assumer cette solitude, le blog est l'un des moyens d'expression individuelle la plus en vogue actuellement. On livre une partie de sa vie privée et rarement on se questionne sur ce pourquoi du déballement d'intimité. Voyeurisme consentant, a chacun son avis mais posons nous la question du pourquoi ce trop plein d'attention, la famille, les amis, l'école le lieux de travail est-il devenu insuffisant pour combler notre besoin d'être reconnu et de se faire aimer (ou haïr)

le blog joue le parfait intermédiaire entre l'introduction du privée dans la sphère public collective puisque chacun a le droit d'aller consulter ce blog et d'y émettre ses commentaires qu'ils soient relevé ou non, là n'est pas l'exigence requise donc la question n'est pas à même d'être posée.

le blog n'est donc pas un mal en soi mais il est important de le contextualiser car nous vivons dans un monde ou la technologie cherche sans cesse à "s'améliorer" pour notre comfort et notre bien-être sans plus vraiment savoir pourquoi, quand, comment ni pour qui. Arrivera un jour ou l'on sera saturé, lassé de cette course effréné et l'homme rejettera sa propre création et la nature reprendra ses droits. On ne peut pas continuer inlassablement à ce rythme. l'homme occidental s'en fiche car il est obligé, contraint ou non de penser à court terme car on ne lui apprend plus a penser plus large, petit esprit contre idéalisme qui nous émancipe.

Comme le dit Luc ferry "Déconnecté de toute visée de civilisation ou d'humanisme, le progrès n'a plus d'autre justification que son propre mouvement" et forcément ajoute-t-il "ceux qui bénéficient du système le déplorent moins que ceux qui en pâtissent".

Gardons-nous d'avoir un esprit externe, bannissons ce qu'il y a d'amorphe en nous et éduquons-nous sans cesse pour affiner notre prise de recul en nous aidant des services mis à notre disposition pour émanciper notre esprit critique. Osons rester idéalistes, du moins dans nos coeurs, restons maîtres de notre destin.

# Posté le samedi 24 mars 2007 07:12

citation introductive

« Peut-être notre véritable destin est-il d'être éternellement en chemin, sans cesse regrettant et désirant avec nostalgie toujours assoiffés de repos et toujours errants ;
N'est sacrée en effet que la route dont on ne connaît pas le but et qu'on s'obstine néanmoins à suivre, telle notre marche en ce moment à travers l'obscurité et les dangers sans savoir ce qui nous attends »

S. Sweig

# Posté le jeudi 22 février 2007 14:49

Modifié le samedi 24 mars 2007 18:02